Peindre · art et poésie
La Tour Eiffel
Robert Delaunay · Guillaume Apollinaire et autres poètes · édition et préface de Jaime Barón
Niveau de preuve : présentation éditoriale · bibliographic_overview_only
Ce que le livre examine
Ce volume place la Tour Eiffel au centre d’une correspondance entre peinture et poésie. Robert Delaunay a multiplié les manières de fragmenter, incliner et colorer le monument ; les textes réunis autour de ces images rappellent que la Tour a aussi circulé dans les langues de l’avant-garde. La présence de Guillaume Apollinaire et d’autres poètes ne transforme pas le livre en simple catalogue d’images : elle invite à considérer le motif comme une forme partagée, soumise à des rythmes différents.
La revue lui attribue la porte « peindre », mais le véritable intérêt réside dans le passage d’un art à l’autre. Notre angle est comparatif : une peinture ne traduit pas un poème et un poème n’explique pas une toile. Ils peuvent cependant se répondre par la simultanéité, l’élan, la ville moderne ou la dislocation du point de vue. Ces rapprochements sont des pistes de lecture proposées par la rédaction, non des conclusions documentées de chaque contributeur.
Approche et structure
L’édition Casimiro, préparée et préfacée par Jaime Barón, associe reproductions et textes dans un volume broché illustré. Les catalogues confirment une publication française en novembre 2021. Ils ne s’accordent toutefois pas sur la pagination : Amazon indique 80 pages, la Bibliothèque nationale d’Espagne en décrit 76 suivies de 12 pages de planches, tandis que le distributeur et la Fnac en annoncent 104. Cette variation peut provenir de méthodes de comptage, mais nous ne la résolvons pas sans examiner l’exemplaire.
Points forts éditoriaux
Le livre rend tangible une idée difficile à transmettre par un texte seul : le monument moderne est à la fois sujet, structure visuelle et déclencheur de langage. La réunion de plusieurs voix évite de réduire Delaunay à une seule image célèbre. Elle offre également un support possible pour comparer cadrages, couleurs et temporalités. Dans une bibliothèque consacrée à la Tour, ce volume ouvre une zone où l’histoire culturelle rejoint l’expérience sensible, et où le lecteur peut regarder avant de chercher une explication définitive.
Limites ou précautions
La qualité des reproductions, leur fidélité colorimétrique et l’ampleur exacte de l’appareil critique ne peuvent pas être jugées à partir des notices publiques. La divergence de pagination impose aussi de vérifier l’ISBN plutôt qu’un nombre de pages. Enfin, ce volume ne doit pas être confondu avec une monographie générale de Delaunay ni avec un catalogue raisonné. Son objet est plus concentré : un motif, un ensemble d’images et une constellation poétique.
À quels lecteurs s’adresse-t-il ?
Pour qui : amateurs d’art moderne, lecteurs de poésie, enseignants et visiteurs souhaitant prolonger un regard sur la Tour.
Pourquoi : faire dialoguer image et texte sans réduire l’un à l’illustration de l’autre.
Limites : pagination contradictoire selon les sources et impossibilité d’évaluer ici la qualité matérielle des reproductions.
Édition, sources et contrôle
Nous croisons la notice d’autorité de la Bibliothèque nationale d’Espagne, la fiche du distributeur UDL Libros, la Fnac et Amazon.fr. Ensemble, elles confirment l’ISBN, l’éditeur, la langue et les principaux contributeurs. Le désaccord quantitatif est conservé comme information utile. Notre présentation ne prétend ni commenter toutes les œuvres ni remplacer le travail critique de la préface.
Retrouver l’édition
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